C’est dans ce palace aux jardins andalous datant du XVIIIe siècle et dédiés en cadeau par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah à son fils le prince Al Mamoun que Churchill trouvera un paysage enchanteur et une lumière parfaite pour ses toiles. Dans cet oasis, le Vieux Lion contemplera avec engouement les terres irriguées d’El Haouz, la Palmeraie deviendra un de ses panoramas favoris avec ses mille palmiers et ses majestueux remparts ocres crénelés du temps des Almoravides. Depuis sa suite du célèbre palace au décors luxuriants et qui porte aujourd’hui son nom (de même pour le bar ou il avait l’habitude de boire), Churchill plaçait son chevalet sur la terrasse admirant les yeux pétillants cette vue imprenable et unique sur les cimes à la blancheur immaculée de l’Atlas à l’arrière plan. Ébloui, il fera venir le Président américain Franklin Roosevelt et lui dira ces mots qui font encore la fierté du complexe hôtelier:«La Mamounia est l’un des plus beaux endroits au monde ». La peinture a toujours été une thérapie pour l’homme d’état, une manière d’échapper momentanément à ses moments de dépression, à sa cyclothymie coutumière, son black dog comme il aimait à la désigner.
CHURCHILL ET MARRAKECH
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